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Les raisons de ces dégradations sont multiples.

mardi 1er mars 2005

L’étalement urbain caractéristique du développement d’un habitat « horizontal »

Les lotissements, parfois en quartiers fermés, ou en impasse favorisent les déplacements en voiture. Les liaisons à pied vers les quartiers voisins et notamment les écoles sont difficiles. Les aménagements piétonniers sont parfois inexistants et la marche devient inconfortable.

Les modes de vie et de travail ont évolués

Le travail est devenu plus flexible, les distances domicile - travail se sont accrues considérablement, l’automobile est longtemps apparue et continue à l’être, comme un mode de déplacement souple et confortable.

Un cercle vicieux s’établit

Un accompagnement scolaire en voiture de plus en plus important entraîne une augmentation du trafic automobile et donc une dégradation de la sécurité des rues du village. De ce fait, de moins en moins d’enfants vont à l’école à pied ou à vélo car la perception de l’insécurité devient de plus en plus évidente. Les déposes automobiles dites de « parents taxi » vers l’école augmentent encore plus....

L’utilisation de l’automobile est devenue une habitude de déplacement quasi « naturelle »qu’il devient incongru de questionner.

Devoir même dépenser de l’énergie pour mettre en place un système collectif de pédibus ou vélobus, système simple et naturel par excellence, insiste sur le fait que nous « marchons parfois sur la tête » !Figure 1 : le cercle vicieux des déplacements auprès des écoles

- Les difficultés deviennent de plus en plus évidentes :
- La saturation automobile dans les bouchons aux heures de pointe, en ville ou juste devant les écoles.
- Les difficultés toujours croissantes pour trouver un stationnement malgré l’augmentation des capacités des parkings. Et pourtant, les automobilistes se résignent... « Ce n’est pas ma voiture qui gène mais celle des autres... »

Avec des conséquences globales de plus en plus gênantes

Diminution des échanges entre habitants

L’automobile, mode de transport individuel, n’est pas propice à un renforcement des liens sociaux...

Occupation excessive de l’espace public

Le nombre de véhicule détenu par une famille ne cesse d’augmenter. Papa a une voiture, maman aussi ainsi que les enfants dès 18 ans... Où met-on ces voitures ? Les places de stationnement manquent, des jardins sont transformés en parking, les trottoirs sont envahis...

Dégradation de la qualité de vie

Les diverses pollutions augmentent au sein des quartiers (pollution sonore, visuelle et atmosphérique), avec une augmentation du sentiment d’insécurité et de l’insécurité réelle (augmentation des accidents). Les constructeurs créés des voitures dites « propres » mais qui demeurent encore polluantes...

Diminution de l’activité physique et risque pour la santé

Nous sommes dans un contexte national d’accroissement important des cas d’obésité chez les enfants. Ces problèmes de santé publique sont reconnus comme prioritaires. La pratique d’une activité physique quotidienne et régulière est l’un des éléments de lutte mis en avant. L’accompagnement régulier vers l’école en voiture ne fait qu’aggraver le manque d’activité physique chez les enfants.

Dans une optique évolutive de nos modes de vie, la sensibilisation des enfants aux problématiques environnementales est capitale. Si un enfant a toujours été transporté en voiture et qu’il n’a pas pris l’habitude de marcher ou de faire du vélo, quand il sera adulte, il sera trop tard. Il sera devenu un individu totalement dépendant de l’automobile. Les actions pour le développement des circulations douces envers les enfants sont primordiales, il s’agit de la cible principale de tout programme de promotion.

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